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La
cité d'Argentat se situe aux confins de trois régions, le Limousin,
l'Auvergne et le Quercy, sur la Dordogne après
que celle-ci ait traversé des gorges profondes de façon impétueuse.
De cette situation géographique découle l'intérêt de la ville : passage
de la Dordogne d'une part, et port de trafic fluvial important vers
Bergerac et Libourne.
Dès l'époque gauloise, un village perché sur une hauteur voisine,
le Puy-du-Tour contrôle le gué d'une voie protohistorique reliant
l'Armorique à la Méditerranée.
Puis s'établit dans la plaine la villa gallo-romaine du Longour, domaine
tourné vers la culture, proche de la Dordogne.
Aux temps mérovingiens, un atelier monétaire fonctionne et
facilite les échanges commerciaux.
Sous les Carolingiens, Argentat est le siège d'une vicairie,
circonscription territoriale où sous l'autorité du comte, un vicaire
administre la justice.
Dès le X° siècle, Argentat est connu comme prieuré et cure
en ville murée. La ville dépend d'un seigneur religieux, le prieur
de Carennac et d'un seigneur laïc, le vicomte de Turenne.
Avare de ses droits la vicomté ne concède aucune charte de libertés
et la communauté locale doit se contenter, jusqu'en 1615, de
syndics paroissiaux pour la gérer.
Toutefois, les Turenne concédèrent à la ville dès 1263, un
marché important le jour de la Saint-André, qui passe pour être la
foire la plus ancienne du Bas-Limousin.
Argentat prit parti pour les Huguenots, ce qui induit une situation
des plus troubles pendant un demi-siècle.
Au XVII° siècle, avec la Contre-Réforme et l'établissement
successif des Récollets et des Clarisses vers 1633, des Ursulines
en 1637, les luttes s'apaisent peu à peu.
A l'annexion de la vicomté à la Couronne (1738), Argentat devint
siège d'une subdélégation de l'intendance de Limoges.
La ville a connu un essor économique important aux XVIII° et XIX°
siècles grâce à la batellerie qui a permis l'acheminement de richesses
(essentiellement du bois sous forme de merrain-douves de chêne pour
la tonnellerie et de carassonne-échalas de vigne) vers le Bas-Pays.
Le XX° siècle voit la vocation touristique du site confirmée.
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